Face aux enjeux environnementaux, les collectivités territoriales jouent un rôle déterminant dans la transformation du modèle sportif français. En tant que principaux financeurs des politiques sportives locales et gestionnaires d’un patrimoine d’équipements et d’espaces naturels exceptionnels, elles disposent de leviers d’action majeurs pour accompagner les acteurs du sport vers des pratiques plus responsables.
Le Département de Loire-Atlantique s’inscrit pleinement dans cette dynamique. Depuis de nombreuses années, il développe une politique ambitieuse conciliant accès aux pratiques sportives, préservation des milieux naturels et accompagnement des acteurs du territoire dans leur transition écologique.
Cette vision se traduit aujourd’hui par un partenariat structurant avec l’Institut du Sport Durable, visant à faire émerger une véritable culture du sport durable à l’échelle départementale.

Engagé de longue date aux côtés du mouvement sportif, le Département de Loire-Atlantique accompagne depuis 2012 les comités sportifs départementaux à travers le dispositif des Pactes de coopération, renouvelé à chaque olympiade.
Pour la période 2025-2028, une orientation forte a été retenue : faire de la transition vers un sport plus durable une priorité stratégique, intégrée aux engagements accompagnés dans le cadre des Pactes de coopération.
Cette ambition traduit la volonté du Département d’accompagner les évolutions du monde sportif en intégrant pleinement les enjeux climatiques, de biodiversité et de préservation des ressources dans les politiques publiques.
Afin de concrétiser cette ambition, le Département de Loire-Atlantique, le Comité Départemental Olympique et Sportif (CDOS) de Loire-Atlantique et l’Institut du Sport Durable collaborent depuis novembre 2025 autour d’un programme d’accompagnement destiné aux comités sportifs départementaux.
Cette démarche s’articule autour de trois axes complémentaires :
● Structurer et animer un réseau de référent·es éco-responsables au sein des comités sportifs afin de favoriser le partage d’expériences et la montée en compétences des acteurs ;
● Déployer des formations et des actions de sensibilisation adaptées aux réalités et aux besoins du territoire ;
● Organiser des sessions SPORT50, permettant aux structures sportives d’évaluer leurs pratiques et d’identifier des pistes d’amélioration concrètes en matière de transition écologique.
Au-delà de ces actions, le CDOS de Loire-Atlantique prévoit également la création d’un rendez-vous annuel fédérateur, destiné à valoriser les initiatives locales, organiser une collecte solidaire de matériel sportif et réunir les acteurs du sport, de l’environnement et des collectivités autour des enjeux de la transition écologique.
Une démarche qui illustre la volonté du Département de faire de la coopération territoriale un moteur d’innovation et de transformation.

Parce que les espaces naturels constituent à la fois des lieux de pratique sportive et des réservoirs de biodiversité, le Département de Loire-Atlantique a fait le choix d’une approche fondée sur la concertation et la gestion durable des usages.
À travers sa Commission Départementale des Espaces, Sites et Itinéraires (CDESI), il réunit régulièrement les représentants du mouvement sportif, des associations de protection de l’environnement, des services de l’État, des collectivités et des gestionnaires d’espaces naturels afin de construire collectivement les politiques liées aux sports de nature.
Cette gouvernance permet d’inscrire les sites de pratique au Plan Départemental des Espaces, Sites et Itinéraires (PDESI) tout en veillant à leur préservation et à leur adaptation aux évolutions des usages. Aujourd’hui, ce plan recense une grande diversité de disciplines – voile, canoë-kayak, escalade, surf, VTT ou encore parcours permanents d’orientation – témoignant de la richesse du patrimoine sportif naturel du territoire. Il permet notamment l’accompagnement de près de 60 structures sportives (60 à 70 % des bases de loisirs du territoire), avec appui technique et parfois financier pour leur sécurisation et leur adaptation environnementale.
Au-delà de la planification, le Département agit concrètement pour sécuriser et préserver les sites de pratique. La rénovation des zones d’embarquement de Pont-Caffino pour lutter contre l’érosion des berges, l’adaptation de la réglementation de navigation à Vertou afin de concilier sécurité et pratique encadrée, ou encore le travail engagé à Clisson pour protéger les berges tout en maintenant un parcours de slalom illustrent cette volonté permanente de trouver un équilibre entre activité sportive et préservation des milieux naturels.
Le site de Vioreau (voir photo ci-dessous) constitue également un exemple emblématique de cette démarche. Son nouveau règlement intérieur a été élaboré en transversalité avec les services départementaux, les élus, les fédérations de chasse et de pêche, les randonneurs, les cavaliers et les représentants du mouvement sportif. Cette co-construction permet d’encadrer les usages, de définir les accès, de cartographier les zones de pratique et de sensibiliser les usagers aux enjeux environnementaux.

Cette volonté de sensibilisation se retrouve également dans le déploiement des Parcours Permanents d’Orientation (PPO) financés par le Département. Au-delà de leur intérêt sportif, ces parcours peuvent intégrer des contenus pédagogiques sur la biodiversité, l’écoresponsabilité, le civisme ou encore le patrimoine culturel local, faisant de la pratique sportive un véritable outil d’éducation à l’environnement. Les projets soutenus doivent d’ailleurs démontrer leur ancrage territorial, leur qualité environnementale et leur capacité à mobiliser les acteurs locaux.
Le Département agit également pour préserver les chemins ruraux et développer des itinéraires de randonnée durables et accessibles à toutes et tous. Le nouveau règlement du Plan Départemental des Itinéraires de Promenade et de Randonnée (PDIPR) encourage notamment le recensement et la restauration des chemins, la continuité des itinéraires, ainsi que le développement d’aménagements intégrant des clauses d’écoresponsabilité et d’insertion sociale.
Enfin, la feuille de route pour les prochaines années confirme cette ambition en intégrant pleinement les enjeux contemporains : renforcement des démarches d’écoresponsabilité, développement du sport santé et du sport pour tous, amélioration de la baignabilité des sites de pratique et adaptation des activités de pleine nature aux effets du dérèglement climatique.
À travers cette politique volontariste, le Département de Loire-Atlantique démontre qu’il est possible de développer les sports de nature tout en préservant les espaces qui les accueillent. Une vision de long terme qui fait du territoire un acteur inspirant de la transition écologique du sport.
À travers sa politique sportive et environnementale, le Département de Loire-Atlantique démontre que les collectivités ont un rôle essentiel à jouer dans l’accélération de la transition écologique du sport.
En misant sur l’accompagnement des acteurs, la coopération territoriale et la valorisation des initiatives locales, il contribue à construire un modèle sportif plus responsable, plus résilient et mieux intégré aux enjeux de préservation des ressources naturelles.
L’Institut du Sport Durable est fier d’accompagner cette dynamique et de contribuer, aux côtés du Département et du Comité Départemental Olympique et Sportif, à faire émerger un écosystème sportif engagé au service des territoires et des générations futures.